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Décembre

  • Photo du rédacteur: Sarah Julliot de La Morandière
    Sarah Julliot de La Morandière
  • 10 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Le mois qui referme doucement les ailes de l’année,

comme un grand oiseau regagnant son nid,

le cœur chargé d’aventures, de joies,

de soleils et de ces baisses qui,

en secret, nous ont appris à grandir.

Nous arrivons au seuil du repos,

les mains encore imprégnées d’une année foisonnante —

ses projets un peu fous qui ont ouvert des portes inattendues,

ses élans lumineux qui ont chauffé nos journées,

ses creux silencieux où l’âme s’est faite humble et attentive.

Chaque moment, doux ou rugueux, a laissé une trace,

comme un fil d’or dans la trame de notre chemin.

Décembre nous murmure de ralentir,

de déposer ce qui pèse trop,

de laisser se dissoudre ce que l’on retient encore par habitude.

C’est le temps du lâcher-prise —un geste de confiance,

un souffle libéré,

un « oui » discret à la vie qui continue de s’ouvrir.

On se retourne, on embrasse du regard l’année écoulée

avec gratitude pour ce qu’elle a donné,

avec douceur pour ce qui a été plus sombre.

Et dans cette pause,

quelque chose s’apaise,

une certitude légère que rien n’a été vain,

que chaque détour a préparé l’avenir.

Alors, en avançant,

on laisse grandir en soi cette foi simple en des lendemains radieux.

Une lumière calme, posée au centre de la poitrine,

qui dit que le meilleur peut encore naître,

que le monde se recrée sans cesse et que nous pouvons,

nous aussi,

recommencer.

Décembre n’est pas une fin.

C’est un souffle sacré,

un lieu où l’on se déleste,

où l’on se recentre,

où l’on confie au silence ce qui n’a plus à nous suivre,

et où l’on accueille avec confiance

la promesse vibrante d’une nouvelle aurore.

 
 
 

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© 2024 Sarah de LA MORANDIERE

Le Paon Fabuleux ®

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