Merci pour tout et non merci
- sdlm70
- 30 déc. 2025
- 2 min de lecture
À l’approche de la fin de l’année, quelque chose en nous demande à se poser. Le temps ralentit, les jours se ferment doucement, et l’âme ressent le besoin de faire le bilan — non pas pour juger, mais pour reconnaître.
Ce texte est une clôture. Un espace de gratitude et de libération. Un seuil intérieur avant d’entrer dans une nouvelle année.
Merci pour les moments lumineux, évidents, joyeux.
Merci pour les rencontres qui ont nourri, soutenu, réchauffé.
Merci pour les instants simples : un souffle apaisé, un regard sincère, un silence habité.
Merci aussi pour les chemins qui n’étaient pas ceux espérés, mais qui ont appris quelque chose de précieux.
Chaque expérience a laissé une trace. Certaines douces, d’autres plus rugueuses. Toutes ont participé à ce que je suis aujourd’hui.
Merci pour ce qui a résisté.
Merci pour ce qui a demandé du courage, de la patience, de l’humilité.
Merci pour les émotions traversées — même celles que j’aurais préféré éviter.
Elles ont ouvert des espaces de conscience, affiné l’écoute, renforcé l’ancrage.
Rien n’a été vain. Même ce qui a fait mal a parlé.
Non merci à ce qui a pesé inutilement.
Non merci aux attentes qui n’étaient pas les miennes.
Non merci aux schémas répétés, aux compromis qui éteignaient la lumière intérieure.
Non merci aux peurs entretenues, aux jugements sévères, aux exigences sans douceur.
Je choisis de déposer ce qui n’a plus besoin d’être porté.
Dire non merci, ce n’est pas rejeter. C’est reconnaître que certains chapitres sont terminés.
C’est honorer le chemin parcouru, puis poser les bagages.
Dans cet espace libéré, quelque chose peut respirer à nouveau.
Plus de vérité. Plus de simplicité. Plus de paix.
Je n’emporte pas tout avec moi.
J’emporte l’essentiel : les apprentissages, la gratitude, la conscience élargie.
Je laisse derrière ce qui n’est plus aligné.
Je fais confiance au mouvement de la vie.
Clore une année, ce n’est pas faire la liste de ce qui manque.
C’est reconnaître ce qui a été, remercier, puis relâcher.
Alors, en ce passage :
Merci pour tout ce qui a nourri.
Et non merci à ce qui peut maintenant s’en aller.
Que cette clôture soit douce.
Qu’elle ouvre un espace clair pour la suite.
🪶




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