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Choisir la confiance

29 sept.
3 min de lecture

Nous savons, au fond de nous, que la paix commence dans l’accueil, la curiosité, la rencontre, le partage et l’écoute. Nous le savons parce que nous l’avons vécu. Nous avons tous rencontré, un jour, une personne qui a changé notre regard, une parole qui nous a apaisés, une main tendue qui nous a aidés à avancer. Nous avons fait l’expérience de ce qui devient possible lorsque nous cessons de rester seuls avec nos certitudes.

Alors, pourquoi avons-nous parfois si peur de ce qui est différent ?

Nous regardons souvent l’inconnu avec méfiance. Nous pouvons prendre nos habitudes pour des vérités, nos différences pour des menaces, nos désaccords pour des oppositions. Pourtant, accueillir l’autre ne signifie pas être d’accord avec lui. Écouter ne signifie pas renoncer à ce que nous sommes. C’est simplement accepter que notre regard ne soit pas le seul possible.

Et si nous remplacions parfois notre premier jugement par une question :

« Qu’est-ce que cette personne ou cette situation peut m’apprendre que je ne connais pas encore ? »

Nous découvririons peut-être que ce qui nous sépare peut aussi nous enrichir.

Nous savons également que le partage ne nous appauvrit pas toujours. Une idée partagée peut en faire naître une autre. Une expérience transmise peut éclairer un chemin. Une compétence offerte peut permettre à quelqu’un de grandir. Un projet collectif peut devenir plus grand que chacun de ceux qui l’ont imaginé.

Il y a largement assez de richesses humaines pour créer, transmettre, apprendre et construire ensemble.

Alors, pourquoi la peur prend-elle parfois autant de place ?

La peur a sa raison d’être. Elle nous protège et nous invite à la prudence. Mais elle ne devrait peut-être pas devenir notre seule boussole. Car lorsqu’elle décide pour nous, elle peut nous empêcher d’aller vers ce que nous désirons pourtant profondément : rencontrer, comprendre, aimer, créer, partager.

Le courage c’est parfois simplement oser faire un pas, malgré la peur, avec discernement.

Et si nous commencions par ce qui est à notre portée ?

-           Une écoute véritable.

-           Une parole moins rapide.

-           Un geste de solidarité.

-           Une curiosité retrouvée.

-           Une attention donnée à quelqu’un que nous ne connaissons pas encore.

-           Une réconciliation.

-           Une limite posée sans mépris.

Nous ne pouvons pas tout changer. Mais nous pouvons choisir ce que nous faisons grandir autour de nous.

La paix n’est peut-être pas seulement un grand idéal que nous espérons voir apparaître dans le monde. Elle se construit aussi dans nos vies ordinaires, chaque fois que nous choisissons de ne pas ajouter de la peur à la peur, du jugement au jugement, de la division à la division.

La paix commence parfois par une question très simple : « Qu’est-ce que je souhaite nourrir aujourd’hui ? »

La méfiance ou la confiance ?Le repli ou la rencontre ?La rivalité ou la coopération ?

Nous savons que nous sommes capables de créer du merveilleux ensemble. Nous l’avons déjà fait. Nous le faisons encore, souvent sans même le remarquer. Alors peut-être n’avons-nous pas besoin de changer le monde tout entier. Peut-être pouvons-nous simplement commencer par ouvrir une porte, écouter un peu mieux, tendre une main, laisser une place à l’inattendu. Car le merveilleux naît rarement de ce que nous contrôlons. Il naît souvent de ce que nous acceptons de rencontrer.

Et si, aujourd’hui, nous choisissions de faire un peu plus confiance à la vie, aux autres… et à notre capacité de créer ensemble ? 🌿

 
 
 

1 commentaire


Danielle
29 sept.

Très bien écrit. Et si juste. Changer notre façon de voir les choses pour accueillir plutôt que redouter.Merci Sarah.

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