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Les émotions sont des oiseaux de passage

  • Photo du rédacteur: Sarah Julliot de La Morandière
    Sarah Julliot de La Morandière
  • 24 mars
  • 2 min de lecture

Peut-être pourriez-vous les considérer ainsi, avec ce calme détachement que l’on cultive au fil du temps, comme l’on observe le passage des nuages dans un ciel de printemps.

En ce jour paisible de mars, le ciel s’étire en nuances pâles et lumineuses. Les branches encore nues frémissent d’une vie discrète. Ici et là, quelques bourgeons s’ouvrent en silence. Un merle chante, posé sur la haie, tandis qu’au loin, une rivière poursuit son cours sans jamais se presser.


Vous pouvez vous tenir là, intérieurement, comme dans un jardin tranquille.

Et lorsque survient une émotion, vous pouvez simplement la saluer, la reconnaître, accueillir sa présence et la laisser passer … Sans empressement. Sans résistance. Comme l’on incline légèrement la tête devant un hôte de passage. Qu’elle soit douce ou troublée importe peu : elle vient, et cela suffit. Vous pouvez alors vous en enquérir, avec une curiosité paisible : « Que venez-vous m’enseigner ? » Puis, vous écoutez.


Avec cette qualité d’attention qui n’ajoute rien, qui ne retranche rien. Comme l’on écoute l’eau couler sur les pierres, ou le vent glisser entre les branches. L’émotion parle un langage ancien, et si vous ne la brusquez point, elle révèle ce qu’elle porte. Vous pouvez reconnaître sa présence. Lui signifier, en silence, qu’elle a été entendue. Qu’elle n’a nul besoin d’insister davantage. Et, en toute simplicité, vous pouvez la remercier.

Car même ce qui trouble participe à l’équilibre. La tristesse approfondit, la peur protège, la joie éclaire. Ainsi va la nature des choses : rien n’est superflu dans le vaste mouvement de la vie.


Vous pouvez ensuite vous en remettre à un soin attentif. Comme le ferait un jardinier, vous observez ce qui mérite d’être cultivé. Vous discernez, sans dureté, ce qui nourrit votre cœur et ce qui peut être laissé à son propre apaisement.


Ce qui est juste, vous l’accueillez. Vous le laissez prendre place en vous, comme la lumière s’installe peu à peu dans le ciel du matin. Et ce qui demeure plus lourd, vous pouvez le déposer dans une transformation tranquille. Imaginez-le baigné d’une lumière douce, dorée, semblable à celle qui traverse les feuillages au lever du jour. Cette lumière ne force rien, ne contraint rien. Elle éclaire, simplement. Et ce qui était dense devient plus léger, comme une brume qui se dissipe.

Rien ne se perd. Tout se transforme.


Alors, une énergie nouvelle circule en vous, semblable à la sève montant dans l’arbre au retour du printemps. Invisible, mais certaine. Et dans cette simplicité retrouvée, vous pouvez choisir. Choisir l’amour. Non comme un effort, mais comme une orientation naturelle, semblable à la fleur qui s’ouvre vers la lumière. La peur peut encore murmurer, mais elle n’a plus à guider vos pas.


Les émotions viennent et s’en vont, comme les saisons, comme les nuages, comme le chant des oiseaux qui s’élève puis se tait. Et vous, vous demeurez. Présent. Ouvert. Le cœur tranquille, comme un jardin au matin, où tout est à sa place, et où la vie, silencieusement, continue de s’épanouir.

 
 
 

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