top of page
Rechercher

Tu questionnes … sans cesse.

  • Photo du rédacteur: Sarah Julliot de La Morandière
    Sarah Julliot de La Morandière
  • 20 janv.
  • 3 min de lecture

Tu questionnes les livres, les podcasts, les enseignants, les thérapeutes, les oracles visibles et invisibles.

Tu questionnes les signes, les synchronicités, les silences eux-mêmes.

Tu questionnes ton corps, ton cœur, ton passé, ton avenir.

Tu questionnes par peur de te tromper, par désir de comprendre, par soif de sens.

Tu questionnes parce que quelque chose en toi sait qu’il y a plus, mais ne sait pas encore comment y accéder.


Et pourtant, au milieu de cette quête effervescente, une question demeure rarement posée — ou trop vite évitée : quand écoutes-tu vraiment ?


Écouter, pas comme on consomme une réponse.

Écouter, pas comme on compare, analyse ou juge.

Écouter pleinement. Calmement. Présent, présente.


Car bien souvent, tu cherches des réponses dans le mouvement, alors qu’elles naissent dans l’immobilité.

Tu les poursuis dans le bruit, alors qu’elles murmurent dans le silence.

Tu veux comprendre vite, alors que la vérité a parfois besoin de lenteur pour se déposer.


Quand prends-tu le temps de t’arrêter, réellement ?


Pas pour réfléchir davantage.

Mais pour être là.

Être là, ancré, ancrée dans ton corps.

Sentir le poids de tes pieds sur le sol, la respiration qui va et vient sans effort, le battement discret de la vie en toi.

Observer sans intervenir.

Ressentir sans vouloir corriger.

Accueillir sans chercher à résoudre.


Observer, c’est un art oublié.

Observer sans commenter.

Sans raconter d’histoire.

Sans projeter un futur ou ressasser un passé.

C’est rester avec ce qui est, même si c’est inconfortable.

Même si c’est flou.

Même si aucune réponse claire ne surgit immédiatement.


Car parfois, la réponse n’est pas une phrase, mais une sensation.

Pas une certitude, mais un relâchement.

Pas un “oui” ou un “non”, mais un apaisement subtil qui dit : tu es au bon endroit, même sans savoir pourquoi.


Nous vivons dans une époque qui valorise la quête, la performance intérieure, l’optimisation du bien-être.

On nous apprend à chercher, à travailler sur nous, à nous améliorer.

Rarement à recevoir.

Rarement à faire confiance à l’espace vide entre deux questions.


Recevoir demande une disponibilité que le mental pressé ne tolère pas.

Recevoir implique d’accepter de ne pas contrôler la réponse, ni son timing, ni sa forme.


Elle peut venir sous la forme d’un souffle plus profond, d’une larme inattendue, d’un souvenir qui remonte, d’une paix fugace.

Elle peut venir plus tard, quand tu auras cessé de la convoquer.


Es-tu disponible pour cela ?

Disponible sans attente.

Disponible sans agenda spirituel.

Disponible sans vouloir “bien faire”.


Le calme n’est pas l’absence de pensées.

C’est l’absence de lutte contre elles.

L’ancrage n’est pas une posture parfaite, mais un retour doux et répété à l’instant.

La disponibilité n’est pas une discipline rigide, mais un consentement intérieur : je suis prêt, prête à écouter, même si je n’aime pas ce que j’entends.


Et si les réponses que tu cherches ne venaient pas combler un manque, mais révéler une présence déjà là ?

Et si elles n’étaient pas à trouver, mais à laisser émerger ?

Et si ton rôle n’était pas de questionner davantage, mais de créer l’espace où la réponse peut enfin respirer ?


Alors, peut-être, la prochaine fois que tu sentiras monter une nouvelle question, tu pourras t’arrêter un instant. Poser la main sur ton cœur. Respirer. Observer. Ne rien demander.

Juste écouter.


Car parfois, la sagesse ne répond pas.

Elle attend que tu sois assez calme pour l’entendre.

 

 
 
 

Commentaires


© 2024 Sarah de LA MORANDIERE

Le Paon Fabuleux ®

bottom of page